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Edito N°4

Les élections cantonales ont été la dernière occasion, pour les citoyens, de donner leur avis sur la gestion de nos collectivités, avant les présidentielles de 2012.

La gauche reste majoritaire, ce qui démontre que la population a bien conscience que les solutions libérales de la droite sont une impasse. L’abstention, massive, est pour nous un vrai sujet d’inquiétude : notre démocratie est malade. Mais comment croire en cette démocratie quand on a pour principal souci de nourrir correctement ses enfants, de se loger dignement ?

Nos gouvernants ne donnent pas de signes d’espoir. En détruisant systématiquement les services publics de l’éducation, de la santé, de la poste etc…, seuls remparts contre la voracité de l’économie libérale, leur seul message est : « débrouillez vous seuls ! ».

Une baisse symbolique des impôts locaux laisse entendre, à tort, que la ville offre déjà des services sociaux et culturels satisfaisants en quantité et qualité. Ils ne risquent donc pas de s’améliorer surtout pour ceux qui ne peuvent aller ailleurs : « débrouillez vous seuls ! »

L’endettement de l’Etat ou le prétexte d’économies ne doivent en aucun cas viser ceux qui souffrent déjà ni les appauvrir encore plus, tant au niveau national que local.

A chacune des propositions des élus socialistes au conseil municipal pour défendre les principes de justice et de solidarité, on nous rétorque : « vous savez bien que nous n’avons pas la même conception de la gestion ! »

C’est vrai ! Pour nous la gestion de la commune ou de l’Etat doivent être au service des citoyens et non de l’économie et de la minorité qui la dirige !