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Interview du N°1 de "Un avenir pour Hautmont"

Pour ces élections municipales, le contexte national aura-t-il une influence ?

Après 10 ans de droite, les français ont voulu le changement. La gauche travaille au redressement du pays. La tâche est ardue et chacun voudrait légitimement que cela aille plus vite. Ces aspirations au changement se ressentent aussi chez nous.

En 2012, à Hautmont, les deux élections présidentielles et législatives ont placé la gauche en tête, de manière encore plus importante qu’ailleurs. A cette occasion j’ai été élu Député suppléant de notre circonscription. Ces résultats sont bien sur encourageants mais surtout ils montrent, qu’au-delà de besoins fondamentaux comme l’emploi et le logement, nos concitoyens sont en attente d’écoute, de respect, de proximité.

Voilà ma feuille de route !

Quelle tonalité comptez-vous donner à votre campagne ?

Je veux que les hautmontois aient un maximum d’informations et d’éléments de comparaison. Que se fait-il dans les autres communes ? Combien cela coûte-t-il ?

Que pourrions-nous faire ou comment pourrions-nous faire différemment à Hautmont ?

Pour faire ce diagnostic nous rencontrons des responsables locaux et nationaux.

Mais bien sûr c’est la rencontre au quotidien avec les hautmontois qui nous guide. Les écouter, leur donner toutes ces informations voilà ce que nous continuerons à faire dans les mois à venir.

Parce que vous pensez que les Hautmontois manquent d’information ? Non seulement j’en suis convaincu mais en plus je crois qu’ils sont victimes de désinformation.

Nous l’avons bien senti lors des centaines de contacts que nous avons eus en 2012 pendant les deux campagnes : notre population souffre et a du mal à se projeter dans l’avenir. Alors, souvent, dans cette situation on est encore plus sensible aux slogans simplistes véhiculés par les « on dit » cela devient ce qu’on appelle des idées reçues ….

Pourriez-vous nous en donner quelques exemples ?

• On entend dire par exemple que les bénéficiaires des minimas sociaux sont des assistés : Il y a entre 3 et 5 millions de chômeurs en 2012 en France. Aucune famille n’est épargnée par ce fléau. Dans ce contexte, tout le monde ne parvient pas à trouver du travail. Et pourtant la moitié des personnes éligibles au RSA n’en fait pas la demande !

• On en entend dire aussi que ces bénéficiaires sont des fraudeurs : La fraude aux prestations sociales est évaluée à environ 3 Milliards d’euros et concernerait 1 % des particuliers, tous milieux confondus. 90 % de ces 3 milliards sont récupérés par l’État. C’est à comparer avec la fraude aux prélèvements sociaux par les entreprises, évaluée entre 8 et 12 Milliards d’euros et qui concernerait 10 % des entreprises. Globalement la fraude fiscale est évaluée en France entre 20 et 50 Milliards d’euros selon les observatoires.

• On entend dire que les immigrés profitent des prestations sociales. En 2009 les étrangers ont reçu 47,9 Milliards d’euros via les retraites, différentes prestations sociales et de santé. Or de par leurs différentes cotisations et impôts ils ont apporté 60,3 Milliards au pays.

Mais des « idées reçues » circulent aussi au niveau local !

Que voulez-vous dire ?

• On entend dire qu’il faut mieux faire appel à des entreprises privées plutôt qu’à du personnel municipal. Est-on sûr de réduire les coûts lorsqu’on fait appel à des entreprises privées ? De plus en plus de communes ou d’agglomérations en France revoient leur délégation de service public dans le domaine de l’eau ou de la restauration scolaire. Par un retour en régie publique la facture d’eau baisse de 10 à 25% selon l’état du réseau.

• On entend dire que le service est forcément de meilleure qualité lorsqu’il est assuré par des entreprises privées. En cette période hivernale vous avez comme nous comparé l’état des voiries entre Hautmont et les autres communes aux alentours …

• On entend dire qu’en intégrant l’Agglo, on n’aurait plus « Hautmont Belle île » ? Au contraire ! Ces festivités pourraient être intégrées dans la programmation de tout le territoire : « les folies », « Hautmont Belle-Île », « les nuits secrètes », trois évènements estivaux importants et qui ont chacun leurs particularités et donc on pourrait, par exemple, réduire certains coûts en les mutualisant.

• On entend dire qu’en intégrant l’Agglo, on paierait plus d’impôts Je rappelle simplement que c’est le conseil municipal qui fixe les taux d’imposition, cela n’a rien à voir avec l’intercommunalité.