Accueil > Historique > 2000

Encore une fois le Maire d’Hautmont se distingue

Encore une fois le Maire d’hautmont se distingue : il refuse d’adhérer à un groupement d’intéret public qui seul permettra aux communes de collecter les subventions de l’Etat, de la Région et du Département pour leurs contrats de ville. Pourquoi cette position ? Tout simplement parce qu’il ne serait pas maître de cettte structure. En quoi cela sera-t-il grave pour Hautmont ?

Nous connaissons bien "la fibre sociale du maire d’Hautmont" (!), les seuls actions sociales menées à Hautmont le sont car subventionnées par le contrat de ville, celui-ci lui permettant par ailleurs de subventionner les travaux du centre-ville. Au cas où nous ne pourrions plus disposer de ces subventions il est à craindre qu’aucune action sociale ne serait financée sur fond propre, ceux ci étant alors réservés aux " grands travaux" !

Voix du Nord du 7/04/2000

Joël Wilmotte se désolidarise de ses collègues en refusant d’intégrer la structure devant chapeauter le contrat de ville.

HAUTMONT privée de subventions ?

Selon certains témoins, on était bien mercredi dans ce qu’on appelle un clash. Des élus de toute tendance étaient réunis autour de la table à la mairie d’Aulnoye-Aymeries pour discuter de l’adhésion de leurs communes à un GIP (Groupement d’intérêt public). Un outil souhaité par l’Etat et la Région, mais aussi par le Département, nouveau partenaire pour ventiler les subventions du contrat de ville, l’une des sources essentielles de financement des municipalités sur tous les sujets l’urbanisme, la santé, le social, etc. Autour de la place avaient pris place le sous-préfet, Paul Maurau, le nouveau sous-préfet à la ville, Anne-Gaëlle Baudouin, le maire de Roubaix, par ailleurs conseiller régional, René Vandierendonck, la vice-présidente du conseil régional, Annick Mattighello (PCF) et quelques "incontournables", les maires, entre autres, d’Avesnes, de Fourmies, d’Aulnoye-Aymeries et aussi d’Hautmont. C’est justement la voix discordante de Joël Wilmotte qui a jeté un froid sur cette réunion technique. Le maire d’Hautmont a refusé d’entrer au GIP et tourné les talons. Le geste est important, et pourrait se révéler lourd de conséquences. Le contrat de ville est l’une des sources financières essentielles de toute action municipale. Joël Wilmotte l’avait largement utilisé pour transformer le centre-ville d’Hautmont. Mais, jusqu’ici, il disposait de son propre contrat de ville, la communauté de communes du val de Sambre (CCVS) ayant le sien. Une situation hors norme, alors que la politique de ville doit prendre en compte les réalités des agglomérations. Depuis plusieurs mois, les interlocuteurs de J. Wilmotte lui avaient fait savoir que l’exception hautmontoise ne pouvait durer éternellement. Les représentants de l’Etat, tout comme les élus présents, ont tous rappelé mercredi que le maire d’Hautmont avait jusqu’en juin pour revenir sur sa décision. Et ne pas priver les Hautmontois des sous du contrat de ville. "Si Joël WIImotte décide de ne pas en être, nous ne porterons aucune responsabilité sur /a suite. J’appelle à ce qu’il se ressaisisse ", a déclaré René Vandierendonck. " Le GIP n’est qu’un outil de coordination. J Wilmotte restera maître chez lui Et sa place reste réservée à cette table... ", expliquait un autre maire.

G.B. et T. T.